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Rêve ta photo !

Si vous suivez  mon activité internet depuis un moment, vous savez que je ne fais de la publicité pour rien ni personne. A part peut-être indirectement pour Michel Onfray, et de ce fait, mon karma se portait mal. Putain ! C’est peut-être pour ça que mon mec m’a larguée !!! Saleté de Michel, tout est de sa faute.

Une fois donc n’est pas coutume, je vais faire de la pub à des gens super bien ! Lui est photographe, Elle est prof de socio/anthropo à l’université (tiens d’ailleurs, c’est elle, ma copine, qui m’avait invité à donner un cours durant un de ses travaux dirigés et j’en avais fait article/vidéo juste  » ici  » ) et ensemble Ils ont créé leur studio photo qu’ils ont appelé : REVE TA PHOTO

 

 

Le concept étant de détourner les photos faire-part qui peuvent parfois virer un peu à la sauce crème béchamel guimauve et licorne, mais également les photos de famille, les shootings que certains souhaitent s’offrir etc. L’idée ici c’est no limit, toujours dans le respect de la loi évidemment, mais c’est quand même bien plus rock’n’roll que la plupart des studios tradi.

Voilà ce qu’ils sont capables de réaliser

Evidemment c’est payant, évidemment je ne suis pas en train de vous dire hey les gars allez faire une photo ce serait sympa pour mes potes. Non. On va dire en revanche que si jamais vous aviez en tête, l’envie, la nécessité, l’urgence vitale de réaliser une photo, quelle qu’elle soit, et bien ils existent, ils sont super, et ils veulent s’éclater aussi. On va dire également que cela me chagrine qu’ils n’aient pas un peu plus de visibilité vue la force délirante qui peut s’échapper de certaines prises de vue : et on s’en rend bien compte sur leur instagram (je suis super nulle non ? je veux dire pour faire de la pub aux gens, j’ai l’impression de vous vendre des yahourts… merde quoi ! allez liker leur page ! je sais maintenant pourquoi je ne suis pas une communicante marketing)

Surtout que là, je vais vous balancer les deux photos qu’on a faites ensemble, en mode glamcroc’ et hip-hop hippo, mais qu’il est très fort probable dans un avenir proche qu’une collaboration entre Rêve ta photo et MardiNoir voit le jour pour mettre en scène via la photographie des concepts psychanalytiques. Et j’ai trop hâte de découvrir le résultat. En attendant, si le concept vous amuse et que leur univers mi-tendre mi-fou vous éclate, je vous invite à les suivre sur instagram ou sur facebook.

 

 

Billet d’humeur #1 : Pas d’amour, pas d’argent et pas de forme, je ne suis pas Madame Soleil

Vous ai-je dit que je m’étais faite larguer comme une vieille chaussette (ça c’est pour le côté je veux susciter de la pitié, j’ai droit, c’est récent) il y a une quinzaine de jours ? Je crois que je le mentionne de manière très vague au début de ma dernière vidéo sur le tatouage… Mais je pense qu’il est peut-être temps de parler d’amour, d’amour raté en fait, plus précisément. Parce que c’est l’histoire de ma vie. Et j’ai beau avoir quatorze ans d’analyse derrière moi, je crois que j’ai mis le doigt enfin sur quelque chose et ce quelque chose ne me rassure pas des masses : je suis dépendante et je ne vois pas vraiment l’intérêt de changer. Parce que ça ne me dérange pas, éthiquement, et philosophiquement, d’assumer l’idée que oui, j’ai besoin des autres, j’ai besoin d’un autre, j’ai aussi envie, j’ai le désir etc. Je ne me suffis pas. Du tout. Pourtant je me considère, dans la limite de l’inaliénation disponible, plutôt libre. Libre de penser, de m’exprimer, de fréquenter qui je veux, de m’habiller comme je le souhaite, bref, cette liberté m’est extrêmement chère et pour rien au monde je ne veux d’un partenaire qui restreint cette liberté. Et What The Fuck ! C’est quand j’aime et que je suis aimée, que je me ressens la plus libre, bizarrement c’est via cette dépendance que je vis bien la solitude, être seule en présence de l’autre comme dirait Winnicott.

Je rayonne.

 

 

Alors ok. Non parce que on m’a expliqué que c’était mal d’être dépendante, la société me dit que je suis pas une femme accomplie si je dis que j’ai besoin d’un homme (mon cas très hétérocentré mais je pense que ça vaut pour tous les gens qui s’assument dépendants). Je conçois tout à fait l’indépendance de certains et grand bien leur fasse. Moi je rêve d’un petit logis provincial avec mon chéri, vivre sans de grands moyens, je n’ai pas une ambition professionnelle folle, en revanche j’aime la fibre artistique, la mienne et celle de l’autre. Peut-être. Non. Sûrement. C’est pour ça que je ne sors qu’avec des artistes.

Je trouve par ailleurs que la vie est bien plus douce à deux, et à plusieurs, entre couples et entre amis, en famille. La chaleur. Se tenir chaud, comme l’a dit si justement un jour une de mes amies.

On va où avec de tels mots ? Aucune espèce d’idée. Même si au bout d’un moment le célibat redevient une forme affective tout à fait envisageable. Ce qui me perturbe, de façon extrêmement singulière, c’est le changement. Quand je donne ma confiance à quelqu’un, j’y suis à fond, je me donne. J’ai cette espèce de vision old school de l’effort dans le couple. J’ai la sensation que tout se dépasse et tout peut se régler. Quand j’aime c’est jamais à moitié. Et cela doit être effrayant pour l’autre.

Et aujourd’hui j’ai peur. Peur de rencontrer de nouveau quelqu’un. Peur de m’attacher. Peur de découvrir un nouveau corps, une nouvelle voix. Encore. S’y habituer. S’y plaire. Et devoir la quitter.

Le jour du Seigneur

Je dédicace cet article à la paroisse qui a grandement participé à faire de moi ce que je suis aujourd’hui.

Dimanche. Jour des lessives, des masques capillaires, et autre argile sur le visage. Mais surtout jour du Seigneur ! Ou pas.

Le masque de la foi

Le masque de la foi

Hier on m’a demandé mon rapport à la religion, dans le cadre d’un petit entretien. Et comme à chaque fois qu’on me pose cette question, j’ai un souvenir ému pour mes années d’enfance et d’adolescence durant lesquelles, et vous n’allez pas le croire, j’allais à la messe tous les dimanches. Cette énième évocation de ce parcours au catéchisme et à l’aumônerie m’a donné envie de partager mon ressenti vis à vis de la religion. C’est une question que je trouve difficile. J’ai le sentiment qu’en France, parler du religieux équivaut toujours à une caricature. Et dans les milieux laïcards (pas laïcs hein laïcards voire anti-religieux) ce n’est pas une mince affaire que de s’exprimer sur cette question là sans avoir des rires gras ou un regard empli à moitiés égales de pitié et d’incompréhension.

Si t’es catho t’es pédo, si t’es musulman t’es terroriste, si t’es juif euh t’es juif, t’es déjà une caricature à toi tout seul.

Je vais pas faire durer le suspense plus longtemps, je suis athée. C’est à dire que je ne crois pas en Dieu. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas d’histoire avec la religion. Et être athée c’est aussi un positionnement vis à vis de cela. Il me semble d’ailleurs qu’interroger son athéisme est aussi intéressant que d’interroger sa foi religieuse.

Mes parents ont eu une éducation religieuse, bien que scolarisés dans le public, ils allaient à l’église et suivaient des ateliers de catéchisme. Je crois qu’ils en ont gardé un bon souvenir. Et leur pratique religieuse s’est perpétuée de manière inégale durant l’âge adulte. Après pas mal de déménagements en France, les voilà installés à Paris, peu de temps avant ma naissance. Et la paroisse, il faut le dire, est un bon lieu de lien social quand on débarque dans une ville et qu’on aimerait rencontrer du monde (au même titre que les autres lieux de culte). Alors ils s’y investissent, surtout ma mère, et quand j’acquiers l’âge de suivre des ateliers j’y suis inscrite. Il faut l’avouer, de mes 3 ans à mes 11 ans (maternelle/primaire), j’en ai un peu rien à foutre, c’est la routine, le quotidien, ça ne me fait aucun mal (à part les bisous appuyés de Père A.) (ahah non Père A. n’est pas pédophile mais Père A. aurait peut-être dû se marier et faire des gosses plutôt que de nous démontrer un peu trop son affection… Ah que je n’aimais pas les bisous de ce prêtre ! je n’aimais pas non plus les chips périmées qu’il nous offrait,  c’est pas dans cette église qu’on aurait mangé de la grande bouffe luxueuse,  les prêtres y étaient missionnaires ( mode de vie très modeste et nomade ( la sédentarité ne dure que quelques années à chaque endroit )).

Regard rempli de foi / cierge phallus bien trop grand

Regard rempli de foi au baptème de ma cousine / cierge-phallus bien trop grand mais qui me rendait fièèèèère 😀

Et puis en 6ème, je découvre l’aumônerie (même paroisse mais autre lieu, destiné aux collégiens et lycéens). Enfin je la découvre de loin, parce que ça me saoule grave de participer au groupe hebdomadaire pour réfléchir à Jésus Christ. Comme je vous dis, j’en ai globalement rien à carrer. Mais j’ai entendu dire que l’aumônerie organise des week-end dans l’année et ça ! je veux y aller ! je sens le bon plan de potentielle éclate. Alors très inquiète je demande à l’aumônier si je peux venir aux week-ends sans venir au groupe hebdo, inquiète d’être obligée d’y participer, et Père M. me dit que bien sûr je viens à ce que je veux. Je découvre les week-ends, mes premières nuits blanches, les bataille d’eau, les jeux, les veillées, les promenades, et toujours la messe le dimanche, mais autant de rigolade vaut bien une heure de messe.

A partir de la 5ème je vais au groupe hebdo, je pose mes questions, je dis que je trouve ça un peu con les miracles et toutes les paillettes qui englobent les évangiles. On m’explique avec des mots beaucoup mieux appropriés ce qu’il y a dans les textes. Et surtout on m’enseigne la tolérance et l’amour du prochain. Bon alors ça évidemment, en tant que psychanalyste aujourd’hui je trouve que cela a ses limites, l’agressivité est aussi présente que la tendresse et l’une sous-tend souvent l’autre MAIS ce que j’ai appris surtout c’est quand même une forme de respect et d’écoute et de ne pas tomber dans les travers d’adolescent (que je vivais par ailleurs au collège/lycée) à se moquer, faire du mal en groupe à quelqu’un d’un peu fragile etc. Et j’ai beau chercher aussi loin que je veux là où j’aurais pu apprendre ça ailleurs et je vois pas. Pas à la danse classique (certainement pas même), pas au collège, pas dans la rue.

L’aumônerie est vite devenu un repaire et un repère, un véritable foyer, hyper sécurisant et en même temps hyper marrant : à partir du lycée c’est là que j’ai eu mes premières expériences alcoolisées, mes premiers joints, mes premières amours, mes premières fêtes all night long. J’y ai vécu des vacances délirantes, des randonnées d’une semaine sans sanitaire à se doucher avec des tuyaux d’arrosage en maillots de bain ou même tout nu pour les plus téméraires. J’y ai connu mes premières batailles de gauche, mes premiers anarchistes anti-religieux qui pouvaient quand même pas s’empêcher de venir squatter parce qu’on était trop bien dans les gros canap’ de l’aumônerie. J’y ai connu les premiers discours musulman et juif. En gros j’y ai connu l’art du débat politique, religieux, athée.

J’y ai connu un prêtre nietzschéen et un prêtre ancien footballeur de ligue 1.

J’y ai connu l’expérience de groupe la plus sympathique.

Donc, oui. Je suis athée. Mais je crois fondamentalement en l’expérience de la pratique religieuse, dans ce que cela peut apporter comme valeurs et comme plaisir surtout.

Et quand j’ai eu mon bac, j’ai cessé toute pratique et en cela je me dis que ces 15 ans étaient réussis, j’y ai appris plein de choses sans pour autant avoir le cerveau lavé.

 

 

L’ennui sur RFI et le savoir de surcroît

Il y a quelques semaines, j’ai enregistré une émission sur RFI (émission entière ici) aux côté de Manon Bril (je pense que c’est un jeu de mots, sinon ses parents sont vraiment des petits filous) de la chaîne C’est une autre histoire et Léo Grasset de la chaîne Dirty Biology. Le thème de l’émission était « La vulgarisation des savoirs sur internet ». Et comment vous dire l’ennui profond que j’ai ressenti durant cette émission, que pourtant, j’étais en train d’enregistrer ! C’est quand même le comble. Le ton, un peu chiant. Le contenu, absolument pas novateur. Les questions, sur les partenariats, la communauté, la vision de Youtube par les médias et très vite le métier de youtubeur, avec en exemple Cyprien (qui, il faut le dire est un grand vulgarisateur de savoir, j’en ai perso rien à foutre mais je vois pas le rapport avec la choucroute), comment gagner de l’argent, est-ce qu’on est une caution intellectuelle sur YouTube par rapport  à d’autres qui pourraient dire n’importe quoi.

Je ne vais pas être de trop mauvaise foi. Je pense qu’en fait je n’avais rien à faire là. Cette émission ne rentrait pas du tout dans ma ligne éditoriale. Oui je suis diplômée, oui je suis reconnue par mes pairs, et alors ? Je raconte peut-être de la grosse merde ! Le blablabla sur avec qui on travaille. Y a-t-il une brèche pour le savoir, le savoir devient-il swagg ? …… Attention à la posture, ai-je envie de répondre… Est-ce que ce créneau plait? est porteur? en gros y a-t-il des clients ? Mets donc moi 5 étoiles, note-moi sinon je vais mourir de tristesse. (Voir l’épisode 1 de la saison 3 de Black Mirror, pour comprendre cette référence, série que par ailleurs je ne conseille pas vraiment, mais cet épisode vaut quand même le coup)

En fait, en sortant de là, je m’en suis voulu. Pas d’avoir accepté mais d’être entré dans le ton de l’émission, même si j’ai pu placer deux trois conneries. Il y a du boulot pour subvertir une place et une position. Le moule se rappelle à nous, la norme, la bien-séance, la politesse sociale et après tout la flatterie d’avoir été invitée. j’ai été débordée par la flatterie que cela m’a procuré. Ce putain d’ego ! Alors qu’au fond, à la plupart des questions, j’avais envie de répondre « sincèrement tes questions je m’en balance ». D’ailleurs à un moment l’animateur a noté que j’avais l’air accablé ahahah. Mais oui ! car je veux parler de l’accès au savoir, de problématiques autres dans notre société que de comment fonctionnent techniquement nos trois chaines YouTube, est-ce que vraiment les gens en ont quelque chose à foutre de savoir qu’on a des partenariats, du challenge qu’on s’est auto-lancé, de cette aventure incroyable qu’est la sphère YouTube, de combien on gagne et du nombre de commentaires qu’on reçoit ?

J’insiste sur le fait que c’est mon ressenti et qu’après tout je ne m’en prends qu’à moi-même. Je m’en veux parce que je me suis laissé prendre au jeu de perdre mon éthique à ce moment, au sens éthique du sujet, me suis sentie fausse, bonne élève, et ça bah, je peux pas en vouloir aux autres ! J’aimerais un jour avoir l’audace gainsbourgienne de répondre à côté de la plaque quand j’estime que ça ne sert pas mon message.

Je transmets ce qui peut se transmettre, qu’est-ce à dire ? pas grand chose. Le mot porte la trace du manque. Ca parle mais ça manque surtout !

Et… le savoir de surcroît (comme l’a si bien interprété une amie l’autre jour à propos de ce que j’essaie de faire sur ce putain de YouTube)

Sur ce. Très bonne soirée les gens !

Paranoïa et détricotage du sujet supposé savoir

« Semblant d’explication paranoïaque » sur la chaîne MetaMardiNoir, chaîne secondaire, chaîne signifiante de la première qui me permettra de proposer un contenu différent des classiques Psychanalyse-toi la face, que ce soit toujours sur un thème psychanalytique ou sur des divagations autres.

 

La semaine dernière, j’ai été invitée à l’université de Nanterre pour donner un cours sur la paranoïa à des étudiants en Licence 1. Genre le méga stress. Alors que je suis diplômée et que  je m’exerce à la synthèse de concepts sur le web depuis un an. D’ailleurs c’est drôle, il y a un an j’avais dit « ouais à la semaine prochaine pour une explication de la paranoïa » et puis j’avais disparu. Pour ceux qui ont manqué ce petit court-métrage il est ici !

Mais en fait ce qui est marrant, enfin marrant, je sais pas si c’est le bon mot, mais employons le à défaut d’un autre. Quand je m’y suis rendue, j’avais cette vague boule d’angoisse comme avant un exposé, quand tu sais que tu vas devoir parler à une petite assemblée. Peur de bafouiller, pire ! de vomir sur la table, encore pire ! de décompenser et se mettre à insulter tout l’auditoire, en hurlant des chansons qui n’existent que dans ma tête. Et … bref… Venons-en à ce qui est marrant : ce jour-là, dans ma vie de base, à côté de ce micro-évènement « donner un cours », il n’y avait pas grand chose à signaler, tout allait à peu près bien, voire j’étais même un peu heureuse, ce qui a tendance à accentuer l’aura qu’on dégage.

Etre dans une position de prof, donc de sujet supposé savoir, c’est déjà envoyer un peu du lourd pour un minot de 20 ans. Si t’ajoutes à ça, le fait que la meuf, en l’occurrence, ici, moi, est plutôt fraiche, alors là en tant qu’étudiant t’es juste en mode wah c’te classe la gonz’.

Et le lendemain, sans vous donner aucun détail de ma vie privée, m’est tombé dessus un truc tout pourri. Le genre de truc qui te fait morver dans ton lit et qui te fait dire p’tain la vie c’est d’la merde, j’emmerde tout le monde, puis t’façon je sers à rien, toutes les choses un peu sympa de tous les jours perdent du sens, et t’es là, à errer tel un zombi qui a conscience de sa condition de zombi, l’ENFER !

Ca m’a inspirée. J’avais enregistré au dictaphone le cours sans trop savoir si j’allais l’utiliser ni comment. Et puis pendant ces jours de lose intense, j’ai trouvé ironique cette posture de maître en contraste avec cet état désespéré chez moi. Alors, évidemment, on le sait que les profs, les psy, les médecins sont humains et blablabla mais tout de même, petit quand on croise sa maitresse à Prisunic en tenue du dimanche, échevelée, ça fait toujours un choc.

Qu’à cela ne tienne, j’ai eu envie de mettre en scène ce choc. Faire tomber le masque (même si j’ai pas pu m’empêcher de me maquiller ahahah)

 

BILAN

Voilà un peu plus d’un an que la chaîne Mardi Noir a vu le jour. Format vidéo pour aborder la psychanalyse et surtout, en premier lieu, me faire kiffer. Assumer enfin ma part de meuf qui veut se mettre en scène et être vue, voire reconnue. Et puis les mois passant, j’ai commencé à analyser ce que pouvait apporter cette chaîne YouTube dans le paysage des nombreuses vidéos postées chaque jour.

mardinoir

Lolilol un selfie

Il me semble, mais peut-être que je me trompe, que la communauté de la chaîne ne s’est pas rassemblé autour de moi (même si j’en rêve doucement le soir en m’endormant… je me dis y’a trop d’gens qui t’aiment *air connu*), peut-être parce que je délivre mon narcissisme à chaque vidéo, je ne m’en cache pas, j’adore ça. Dès lors, le narcissisme évacué « ouais ok elle se kiffe, on a compris », j’ai eu la sensation que d’une communauté on virait tous ensemble vers quelque chose qui relève plus de l’affinité. L’affinité pour certains avec une pratique, une discipline, la psychanalyse et pour d’autres (ceux et celles qui ni ne l’étudient ni ne l’exercent) une affinité avec le manque. Je m’explique.

En général, cela est formulé par « j’aime ton honnêteté », ou « ton naturel » ou « le fait que tu sois toi-même ». Je le formulerai autrement,  pour tenter de saisir ce qui se joue sur ce chemin qui s’élargit de jour en jour (tout lien avec la taille d’une bite en pleine forme est à la responsabilité de celui/celle qui fait ce lien). Je suis manquante, comme tout le monde. Et je tente de faire de l’embrouille que provoque ce manque… un jeu, une blague, un apprentissage. C’est pourquoi on ne trouve pas, sur Mardi Noir, de techniques, de conseils, pour se sortir de la merde, pour échapper au malaise culturel dans lequel on baigne, parce que tel truc n’est pas raccord avec notre désir ou notre pulsion. On ne trouve pas non plus une méthode méditative pour accepter cet état de fait. Non. En revanche, on s’autorise à rager et à s’encourager. A être ambivalent, à avoir des pensées obscures, à dédramatiser et à se responsabiliser.

Etre compliqué(e)(s) et ne surtout pas devenir simple, imperfections et transgressions for ever ! Toujours dans les limites de la Loi… Toi-même tu sais 😉

Le bilan c’est surtout MERCI à vous !