Billet d’humeur #1 : Pas d’amour, pas d’argent et pas de forme, je ne suis pas Madame Soleil

Vous ai-je dit que je m’étais faite larguer comme une vieille chaussette (ça c’est pour le côté je veux susciter de la pitié, j’ai droit, c’est récent) il y a une quinzaine de jours ? Je crois que je le mentionne de manière très vague au début de ma dernière vidéo sur le tatouage… Mais je pense qu’il est peut-être temps de parler d’amour, d’amour raté en fait, plus précisément. Parce que c’est l’histoire de ma vie. Et j’ai beau avoir quatorze ans d’analyse derrière moi, je crois que j’ai mis le doigt enfin sur quelque chose et ce quelque chose ne me rassure pas des masses : je suis dépendante et je ne vois pas vraiment l’intérêt de changer. Parce que ça ne me dérange pas, éthiquement, et philosophiquement, d’assumer l’idée que oui, j’ai besoin des autres, j’ai besoin d’un autre, j’ai aussi envie, j’ai le désir etc. Je ne me suffis pas. Du tout. Pourtant je me considère, dans la limite de l’inaliénation disponible, plutôt libre. Libre de penser, de m’exprimer, de fréquenter qui je veux, de m’habiller comme je le souhaite, bref, cette liberté m’est extrêmement chère et pour rien au monde je ne veux d’un partenaire qui restreint cette liberté. Et What The Fuck ! C’est quand j’aime et que je suis aimée, que je me ressens la plus libre, bizarrement c’est via cette dépendance que je vis bien la solitude, être seule en présence de l’autre comme dirait Winnicott.

Je rayonne.

 

 

Alors ok. Non parce que on m’a expliqué que c’était mal d’être dépendante, la société me dit que je suis pas une femme accomplie si je dis que j’ai besoin d’un homme (mon cas très hétérocentré mais je pense que ça vaut pour tous les gens qui s’assument dépendants). Je conçois tout à fait l’indépendance de certains et grand bien leur fasse. Moi je rêve d’un petit logis provincial avec mon chéri, vivre sans de grands moyens, je n’ai pas une ambition professionnelle folle, en revanche j’aime la fibre artistique, la mienne et celle de l’autre. Peut-être. Non. Sûrement. C’est pour ça que je ne sors qu’avec des artistes.

Je trouve par ailleurs que la vie est bien plus douce à deux, et à plusieurs, entre couples et entre amis, en famille. La chaleur. Se tenir chaud, comme l’a dit si justement un jour une de mes amies.

On va où avec de tels mots ? Aucune espèce d’idée. Même si au bout d’un moment le célibat redevient une forme affective tout à fait envisageable. Ce qui me perturbe, de façon extrêmement singulière, c’est le changement. Quand je donne ma confiance à quelqu’un, j’y suis à fond, je me donne. J’ai cette espèce de vision old school de l’effort dans le couple. J’ai la sensation que tout se dépasse et tout peut se régler. Quand j’aime c’est jamais à moitié. Et cela doit être effrayant pour l’autre.

Et aujourd’hui j’ai peur. Peur de rencontrer de nouveau quelqu’un. Peur de m’attacher. Peur de découvrir un nouveau corps, une nouvelle voix. Encore. S’y habituer. S’y plaire. Et devoir la quitter.

47 commentaires

  1. Merci pour cet article ! c’est toujours intéressant de savoir d’autres voient les choses, surtout quand ils ont une façon de ressentir les choses complètement différente.
    En effet, je flippe à l’idée d’être en couple, que quelqu’un attende quelque chose de moi, ou d’attendre quelque chose de quelqu’un, qu’il se sente blessé quand j’ai pas envie, j’ai peur de l’engagement, peur de devoir fréquenter quelqu’un, même quelqu’un que j’aime beaucoup, tous les jours, peur de la dépendance. On pourrait penser que je trouve donc mon compte dans le célibat, et c’est pas faux, mais pourtant, il subsiste une souffrance de la solitude. Et la culpabilité de me dire que c’est moi qui la provoque, cette solitude. Je vois le couple comme quelque chose de négatif (pour moi, pas pour les autres) qui me rendrait forcément malheureuse, et pourtant quand j’assiste au bonheur d’un couple, je ne peux m’empêcher de les envier.
    Paradoxal..

  2. Je fais partie de ces personnes qui à l’inverse ont peur de donner ne serait-ce qu’un tout petit bout d’elle (et qui ne le font qu’à partir de 6 mois de relation – autant dire qu’il me faut des mecs patients !).

    Le résultat est le même : 30ans, pas d’amour, pas d’argent, et peu de forme !

    Peace&Love sur toi !

    #névroséssoutenonsnous

  3. Hier en cours, nous étudiions la passion. Un fille a demandé au prof : « donc en conclusion, les passionnés avec les passionnés ? »
    Le prof a sourit et dit : « les passionnés avec les passionnés…oui, j’aime bien ça »

    Trouve toi une personne aussi passionnée (au sens psychanalytique) que toi 😉

  4. J’ai (50 ans) le recul, les expériences, les déceptions, les apprentissages, les « je ne me ferai plus avoir », les « j’ai compris la leçon » …
    Au bout de tout ça, une seule chose ressort :
    le couple c’est 3 personnes => TOI, MOI et NOUS.
    Chacune de ces 3 personnes a exactement la même place, ni plus, ni moins… sinon, c’est bancale, ça ne fonctionne pas.
    J’ai trouvé LA PERSONNE, ça fait 8 ans, c’est génial, quel pied !
    Parfois on ne s’attend plus à rien, et c’est là que ça arrive … et on le sait et on le reconnaît !
    Tendresse Manu. 🙂

  5. JE crois bien que les passionnés ne peuvent pas être avec les passionnés.

    Me suis réveillée, en pleine nuit angoissée, peur du vide, de la solitude, j’ai quitté quelqu’un il y a quelques mois, avec un soulagement heureux, je sais que je ne veux pas qu’il revienne et mes angoisses étaient terribles quand il était là, depuis il n’y a pas eu un mois sans que je fréquente une personne différente, mais cette accumulation me fait me demander si ce n’est pas de l’esbrouffe, si au fond je ne cherche pas à être dépendante, même si je suis la première à dire sue je suis heureuse célibataire et que butiner c’est trop chouette. En vrai, cette solitude du soir… est tout de même terrible.
    Faudrait aussi peut-être que j’arrête Lynch avant de dormir.
    Mais … merci pour ce billet à point.

  6. Moi aussi je suis sévèrement atteinte du syndrome d’affectivo-dependance. Bien qu’en couple, seule mais à condition d’être entourée, je trouve mon équilibre dans l’amour et l’attention de l’autre… Et je suis en couple depuis mes 14ans (j’en ai 36) non stop et depuis 15 ans avec le même homme avec lequel j’élève nos 3enfants. Lui a longtemps vécu seul mais m’a avoué ne plus en être capable aujourd’hui. Je n’ai pas de recette miracle. C’était juste pour prouver que ce « diagnostic » n’est évidemment pas une fin en soi et que même si certains jours sont plus difficiles que d’autres, il faut se rappeler que ce n’est pas impossible ou perdu d’avance. Je pense qu’il faut simplement « vivre », de son mieux, arrêter les brainstorming et les remises en question incessantes, ne surtout pas « chercher » quelqu’un et laisser la vie nous faire des surprises (non, il n’y en a pas que des mauvaises, et apprendre à être patient, car c’est avec les années que l’on se rend compte que c’est le bon!(et encore….) bref, tout plein de banalités mais qu’on a parfois tendance à oublier je vous souhaite force, courage, et plein d’amour d’une manière ou d’une autre. Bisous de réconfort

  7. Hello merci pour ces partages. Je me suis retrouvée dans ton partage. Mais j ai quelques années de plus. Je suis autant dépendante qu indépendante. Je suis ce qu on appelle une femme forte. Je gère ma vie professionnelle que j ai quand même mis entre parenthèse, pour élever mon fils. En tout cas il paraîtrait que c est ainsi que les hommes me voient. Je rêve de partage avec un homme. Je crois à la relation authentique sincère. Quand j aime, j aime. Je me donne . Et vous savez quoi, j ai fait des années de psychanalyse pour travailler sur ma dépendance et aujourd hui je pense qu il n y a pas d autre manière d aimer….on ne peut donner que soi. Quand je regarde des couples qui sont dans une relation distante, froide ou chacun fait ce qu il veut, ça me questionne car autant rester célibataire. Bref je sais aujourd hui que je ne suis aussi dépend date que ça car je fonctionne bien et même mieux sans un homme mais je peux faire une place à un homme dans ma vie.

    1. J’aime beaucoup le « on ne peut donner que soi… ».. Manu, ça renvoie à quels concepts psychanalytiques cette idée, selon toi?

  8. Peut être devriez vous raisonner en « partenaire de vie » plus qu’en terme de Passion. C’est une suggestion et ce n’est pas de la résignation : juste une réalité.
    C’est grace à mes gosses que je me suis rendu compte que je pouvais aimer plusieurs personnes à la fois, avec passion ! (avec des hauts et des bas hein ! C’est pas tous les jours la teuf).
    Mais à 30 ans je me prenais autant la tête que vous… #ToutEstNormaaaaal

  9. Oué mais c’est ça que j’aime chez toi…le côté écorché,torturé….si tu filais le parfait amour plan plan de ton rêve ce serait plus Manue de mardi noir…et grace à cette souffrance tu crées de belles choses! Bon….ya plus qu’ à affronter le gros temps en attendant l’eclaircie ! Je t’embrasse

  10. Ouf 🙂 J’avoue que là bizarrement tu me rassures. Moi aussi, je me préfère « en couple », avec quelqu’un, même si ce n’est pas pour passer chaque instant de ma vie avec lui, mais juste de savoir que quelque part je suis aimée, ça me donne envie de faire plein de choses. J’ai cru le contraire pendant une petite période, célibataire qui sort tout le temps, et je n’ai jamais été aussi peu productive. Je pense que malgré tout le tralala qu’on nous sert sur la souffrance créatrice truc bidule, j’y crois pas un mot, et que c’est quelque part le bonheur stable (et pas un bonheur extatique et puis une déprime profonde) qui permet de bien vivre, et un bon couple ça reste une promesse de bonheur plus stable que le célibat. Mais bon. Je compatis beaucoup. J’espère que tu trouveras mieux 🙂 (parce que obviously si il pouvait pas prendre tout l’amour que tu as à donner, c’est que c’est un gros con.) Bisous.

  11. maow.
    tu as besoin d’amour. all you need is love. everybody needs somebody.
    pas seulement. tu as aussi besoin d’apprendre à t’aimer, car souvent tes videos laissent entrevoir une violence de toi à toi, un rejet. une haine de ton côté fleur bleue ou blonde. t’es une blonde refoulée, voilà.
    amours ratés, avec tout le kif qui va avec. « et je ne vois vraiment pas l’interet d’en changer ». oui oui, tu vois très bien. c pas facile de renoncer au ratage, à la jouissance. et s’il n’ y’a pas la jouissance, qu’est ce qu’il y’a? ça fout les ch’tons. un peu comme la chanson « l’adulte » de stephane tellier, mais en remplacant « l’adulte » par « l’angoisse ».

  12. Bon, difficile de commenter sans faire référence à soi j’ai l’impression … « L’un » « pression » c’est un peu Moi qui la plaque sur Moi, donc en fait un peu ce que j’ai vu, retenu produit et reproduit à l’infini. Parce qu’on arrive à rien s’il n’y a pas un minimum d’héritage culturel qui nous « tatoo » notre conduite (indélébilement), pas notre façon d’être mais de paraître. Juste pour dire que ce n’est pas forcement de notre faute de vouloir tout et son contraire, de vouloir être seul(e) avec « l’Autre » tout en voulant que « l’Autre » soit seul(e) avec nous et bien seul(e) et bien avec nous (faut pas déconner non plus, on partage bien ce que l’on ne veut plus vraiment). Se faire larguer comme une « vieille chaussette » c’est sans doute que le garçon avait trouvé meilleure chaussette à son pied pour qu’il soit mieux dans ses chaussures, parce que changer de « chaussures » revient plus cher que de chaussettes (Attention on est dans l’image hein!). Bref j’arrête là parce que je commence à me saouler moi-même. Bonne journée quand même faut pas pousser non plus 😉

  13. on, difficile de commenter sans faire référence à soi j’ai l’impression … « L’un » « pression » c’est un peu Moi qui la plaque sur Moi, donc en fait un peu ce que j’ai vu, retenu produit et reproduit à l’infini. Parce qu’on arrive à rien s’il n’y a pas un minimum d’héritage culturel qui nous « tatoo » notre conduite (indélébilement), pas notre façon d’être mais de paraître. Juste pour dire que ce n’est pas forcement de notre faute de vouloir tout et son contraire, de vouloir être seul(e) avec « l’Autre » tout en voulant que « l’Autre » soit seul(e) avec nous et bien seul(e) et bien avec nous (faut pas déconner non plus, on partage bien ce que l’on ne veut plus vraiment). Se faire larguer comme une « vieille chaussette » c’est sans doute que le garçon avait trouvé meilleure chaussette à son pied pour qu’il soit mieux dans ses chaussures, parce que changer de « chaussures » revient plus cher que de chaussettes (Attention on est dans l’image hein!). Bref j’arrête là parce que je commence à me saouler moi-même. Bonne journée quand même faut pas pousser non plus 😉

  14. J’ai comme l’impression que parfois aujourd’hui ce n’est pas le sexe, l’argent, ou que sais je qui soit tabou, mais tout simplement l’amour.
    Et aussi l’éthique.
    Post très courageux je pense qu’en niant sa vulnérabilité et notre inter-dépendance on oublie notre humanité. L’angoisse n’est pas une névrose, elles sont ces lunettes étrange qui permettent de voir l’essentiel une fois que l’orage est passée.
    L’angoisse revient mais la clairvoyance aussi.
    Chez les psychiatre je suis névrosée phobique et hypersensible,
    chez ma psychanalyste je suis juste une patiente sensible qui a l’inconscient un peu encombré par celui des autres.
    J’ai adoré le #névrosésSoutenonsNous
    Bref continuons d’être triste et de vivre des échecs amoureux c’est le chemin royal pour prendre soin…
    Je suis certaine que vous allez trouver quelqu’un qui chérira vos névroses, votre humour, votre intelligence et votre originalité.
    J’adore rater ma vie, il n’y a rien de plus vrai.

  15. Ma Manu,

    Tu ne vas sûrement pas aimer que j’écrive « ma » 🙂 mais je l’écris pour signifier à quel point en toi je retrouve une partie de moi. Tout ce qui fait que nous sommes humains, vrais, vulnérables, interconnectés – essentiels les uns aux autres -, s’exprime à travers les mots qui sont les tiens.

    Oui, tes mots courageux, authentiques qui disent ta vérité, prouvent à quel point tu es en chemin. En Vie. Profondément vivante.
    Point besoin d’argent, d’amour ou de changer. No matter what, « Tu Es »…

    Et, remember…  » C’est pas si grave » 😉

  16. magnifique écrit…l impression d avoir lu là une jumelle de névrose,a moins que ce soit une névrose jumelle?…en tout cas je partage cette impression de dépendance « necessaire » que l’on recherche autant que l’on essaye parfois de s’en défaire…..jolie poésie que cette photographie de l’ame…

  17. Chère Mardi Noir,
    Il semble que notre modernité crée beaucoup d’addicts, c’est un héritage qui s’aggrave de génération en génération vu le peu de sécurité que représente la famille aujourd’hui.

    J’ai vécu la même chose, « abandonnée » il y a quelques semaines.
    Très dépendante aussi en amour, comme une enfant. Je me sens proche de ce que tu dis (et de ce que d’autres disent) à la différence près que j’ai décidé de changé… non, je n’ai pas décidé en fait, je suis obligée! c’est la souffrance qui est devenue insupportable et sans doute la répétition de schéma commence t-elle à me lasser (j’ai 36 ans).
    Dans mon désespoir – en guise de substitution de substance- je me suis plongée dans toute sorte de gnoses, de spiritualités, d’alchimies, et beaucoup de C.G. Jung, etc. Une sorte d’orgie de tout cela ! 100% de mon temps d’éveil, et du coup -avec du temps- pas mal de mon temps de rêveuse est aussi consacré à ces pensées, mon inconscient commence à cogiter et à s’exprimer (parfois ça me fait très peur, alors je prends quand même des pauses).
    Je suis passée en très peu de temps par des circumambulations incroyables,

    D’abord je me suis engagée dans ce chemin avec la conviction :
    – qu’il existe des amours réellement beaux et d’une intensité différente que ceux qui sont fait de co-dépendances. Il y a très peu d’exemples autour de nous mais ils existent, parfois il faut aller les chercher dans le passer.

    Qu’est ce que j’en ai tiré ?

    Que la relation amoureuse (même attristante) est un lieu merveilleux pour se confronter à ces blessures, les comprendre et les prendre en charge.
    Que l’enfant intérieur blessé cris tout le temps mais qu’il est possible de le calmer en invoquant une instance adulte qui se trouve seulement éclipsée par lui.
    Que les co-dépendants s’attirent instinctivement, au premier regard, premières attitudes et paroles, ils sont polarisé + et – à la base tous deux souffrent d’abandonnisme mais l’expriment de manière opposée, l’un joue à l’enfant médicament et l’autre à l’enfant tyrannique (l’un ne fait que donner, l’autre ne faite que prendre). C’est un système pénible mais rassurant pour les deux qui ont imprimé ces autoroutes neuronales depuis le plus jeune âge.
    Le but pour moi est devenu clair : se rééquilibré à l’intérieur de soi en +/-
    ça consiste en une lente « conciliation des contraires » toujours à l’intérieur de soi (bien/mal, souffrance/joie, féminin/masculin, etc.) au lieu d’aller chercher cette conciliation dans le monde extérieur, c’est littéralement une opération alchimique que toutes les gnoses décrivent, même les religions sous couvert de gros symboles ne racontent que ça mais elle sont malheureusement (ou heureusement?) mal lues. L’opération alchimique yin/yang est difficile à décrire intellectuellement d’où le recours aux symboles archétypiques (comme les religions), elle n’est pas perceptible par la conscience, mais la fonction transcendante du rêve (Jung) + une attention constante à ses émotions et réactions + leur acceptation + prise en charge de l’enfant abandonné par l’adulte en devenir … etc. peuvent mener à entamer ce fameux chemin de l’individuation (la totalité de l’homme disait Jung), se réunifier à l’intérieur de soi et ainsi accéder au fil du temps à plus de sérénité, à des relations de partage, à un sens de la justice pour soi (aussi important que celui qu’on porte pour les autres).
    Seulement (pour se faire) il faut être convaincu que tout cela est passionnant et que grâce à la souffrance (ou à cause d’elle) de nouvelle voies apparaissent pour le plus grand bien de tous.
    Un jour je me suis réveillée et j’ai pensé pour la première fois de ma vie que c’est un crime de ne pas ressentir de l’amitié pour soi et j’ai réalisé aussi que ce chemin est un devoir absolu (j’espère le continuer et ne jamais l’oublier).
    Les +/- ne perçoivent pas le monde comme les monopolarisés, j’imagine que ces deux là vivent dans des temporalités très différentes (l’urgence disparaît pour les alchimistes).

    Ce message est un peu barré mais c’est ma réalité du moment pleine de découverte et d’espoir : ))
    … et effet miraculeux, je n’en veux pas à celui qui m’a « abandonnée », ces jours-ci je pense à lui beaucoup moins souvent (avant c’était beaucoup trop!), parfois je suis tentée de le contacter (pour lui raconter ces choses-là) mais j’évite afin de ne plus alimenter la roue du hamster dans laquelle je me trouvais moi (bien plus que lui)…. et aussi parce que je suis consciente que vouloir « aider » l’autre fait partie de la maladie de la dépendance.

    Prends soin de toi !
    Ton travail est merveilleux, tu es merveilleuse.

    1. P.S : ne crains pas de perdre ton art ou ta personnalité si tu souffres moins de dépendance parce que c’est une histoire de degré bien sûr (yin/yang), comme tu le dis il est normal de dépendre les uns des autres, il n’y a qu’à voir les personnes qui se marginalisent et qui ne parle plus à personne.. leurs visages se déforment.

  18. Pour pas mal de choses dans ma vie, je me suis rendu compte que plus je cherchais, moins je trouvais. L’effet de surprise, le truc qui te tombe dessus, ça existe et ce n’est pas toujours une mauvaise nouvelle, pas toujours une tuile. Juste la vie. Tu dérouilles pour le moment, mais balaie le souvenir, l’image, les regrets associés à ce type et puis petit à petit, il y aura de la place pour quelqu’un d’autre. Ta personnalité, c’est ton atout coeur, cultive la à fond les ballons!
    bon courage, la belle, tiens bon.

  19. Coucou Manu !

    Je voulais faire un commentaire intelligent, et puis non, finalement je préfère te faire passer l’amitié que je ressens pour toi, et te donner un peu de chaleur, pour que tu aies un peu chaud même si ce n’est que virtuel.

    Moi aussi je suis dépendante. On s’individue mais on est tous plus ou moins dépendants. le self made man/Woman, c’est des conneries.

    Alors, je sais qu’une rupture ce n’est jamais facile, et j’espère, petite chaussette, que tu trouveras celle qui fait que vous êtes paire, ou même dépareillée ça peut être joli aussi.

    Courage Manu ! et plein de bisous à toi

    Pée

  20. Aaaah mais je suis trop nulle d’avoir raté cet article :O J’aurai manifesté mon soutien bien plus tôt sinon !
    Comme la plupart des commentaires, je me reconnais dans ta situation et c’est vrai que c’est pas marrant de sentir qu’on a besoin des autres alors que tout le monde semble parfaitement à l’aise seul ou, en tout cas, sans moi :/ J’ai fini par trouver quelqu’un qui ne trouve pas ça effrayant et qui a à peu près les mêmes projets que moi, mais j’ai bien galérer pour mettre la main dessus (ça fait pas du tout objet/propriété, nickel xD).

    Je ne me sens pas en position de donner des conseils, mais comme Pée juste au-dessus de mon commentaire, je te manifeste tout mon soutien et mon amitié, et je t’envoie toutes les bonnes ondes du monde pour te faire tenir <3

  21. Coucou Manu (oui je me permets parce que j’ai l’impression de te connaître, merci YouTube)
    C’est drôle de tomber sur cet article aujourd’hui, ca colle avec ma vie perso à merveille,

    Je te fais un peu un commentaire de flemmarde mais c’est surtout pour te dire « salut, ton article est cool, je me sens moins seule, et c’est cool pour la dépendante que je suis »

    J’aime beaucoup ce que tu fais et j’ai hâte de voir l’évolution de ta chaîne (et la tienne par la même occasion)

    Ciao!

  22. Je lis tout ça avec du retard. Mais ça me touche l’idée de voir la dépendance de façon non absoluement négative en soi pour un instant. Pour le moment j’ai trouvé quelqu’un qui sait prendre une place de mère Winnicottienne avec moi et je n’ai aucune idée de comment il fait ça mais ça marche (avec connaissance de tous mes traumatismes infantiles la tendance à tester la relation jusqu’à la mise en danger, defences archaïque etc etc). il y a un moment où j’ai cédé parce que mon imagination ne trouvait plus des façons pour l’exasperer et le pousser à me rejetter comme je crois bien meriter. J’ai du coup l’impression que c’est vraiment un apprentissage à refaire, de pouvoir supporter la proximité et la peur de l’abandon en ayant à côté quelqu’un qui peut ne pas être dans la fusion passionnelle et qui pourtant n’est pas rejettant, qui nous laisse avec des doses supportables de manque.

  23. Bien sur, nous sommes toujours et désespéramment seul. Déjà parce qu’une partie de nous même nous échappe, nous ne nous comprenons pas nous même , alors l’autre …
    En revanche, avoir besoin de partager son incompréhension de soi me parait sain et intellectuellement très enrichissant .Regarde moi , je te regarde. Je t’aime , tu m’aime ?
    Heureusement que tu es dépendante ! C’est rassurant !

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